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MOTIVATIONS :

Le besoin dʼun retour à la morale affirmé et exprimé unanimement par lʼopinion publique et par lʼEtat, a conduit les employeurs,

via le MEDEF et lʼAFEP, à élaborer dans lʼurgence des règles de rémunération des dirigeants et de cumul avec leur contrat de

travail pour les mandataires sociaux.

Ces dispositions vont dans le bon sens. Toutefois leur portée reste limitée tant au plan du périmètre quʼau plan du contenu au risque

de constituer une nouvelle frontière inopérante à terme et fournissant une réponse incomplète aux attentes de lʼopinion.

En réalité ce désir dʼun retour à la morale dépasse très largement le champ financier et les excès au plan quantitatif. Il porte sur

le comportement au plan général de la classe dirigeante (gouvernance et dirigeance) dans lʼensemble du périmètre de ses

responsabilités.

 

Comme lʼa bien montré le colloque-événement organisé en mai dernier par lʼAcadémie et la FNCD, le champ de la responsabilité

des dirigeants sʼest considérablement élargi au fil des années et il serait bien imprudent dʼimaginer un retour en arrière.

La société civile semble en perte de repères (mondialisation, globalisation, successions de crises majeures) autant quʼen prise à

un doute persistant sur les systèmes économiques et les équilibres mondiaux (le capitalisme sans chef dʼorchestre nʼest plus roi).

Elle sʼinterroge, par ailleurs, sur le rôle et les compétences des dirigeants (politiques, dʼentreprises, de banques) et est en

recherche de «Sens» et dʼ«Idéal».

La société civile (lʼopinion ?) appelle ainsi les dirigeants à un retour aux sources aux vraies valeurs de lʼéconomie de marché tant

au plan professionnel quʼau plan moral avec lʼexigence dʼun comportement exemplaire.

La réponse proposée par diverses déclarations, les chartes de déontologie ou dʼéthique, sectorielles ou dʼentreprises, ne correspond

donc pas aux attentes.

Les dirigeants salariés largement fédérés avec la FNCD, ont exprimé leur volonté dʼapporter une réponse complémentaire par

lʼélaboration dʼune charte de déontologie de la dirigeance dans laquelle lʼensemble des salariés dirigeants pourront se reconnaître

et sʼengager.

Ce sera précisément lʼobjectif du groupe de travail qui devra préparer la deuxième étape de la réflexion ouvrant sur la question

de lʼutilité ou non de la création dʼun conseil ordinal de la déontologie des dirigeants salariés.


PRÉSENTATION :

Le dirigeant salarié, susceptible dʼavoir également un statut de mandataire social, a un rôle éminent à jouer dans la direction et la

gestion de lʼentreprise.

Il tient sa légitimité tout autant de sa compétence que de sa vision de la dirigeance, et de lʼéthique de son comportement au sens

étymologique "ethicos" du terme.

Ayant accepté dʼapporter sa collaboration à une entreprise qui lʼa choisi et quʼil a choisie, il est tenu à une obligation de loyauté

vis-à-vis de celle-ci et réciproquement. Le mot clef qui préside à son engagement au double sens du contrat qui le lie mais

également de la motivation qui lʼanime est la confiance qui doit sʼétablir mutuellement dans ses rapports avec lʼensemble des

parties prenantes (ses pairs, son équipe, le personnel et ses instances représentatives, ses clients et tous ceux qui, à un titre ou

à un autre, participent à la vie de lʼentreprise : fournisseurs, sous-traitants, cotraitants, autorités gouvernementales et non

gouvernementales,

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